Léolo Victor-Pujebet est un cinéaste, photographe et plasticien français dont l’oeuvre se construit au point de rencontre du documentaire, de l’autobiographie et de la mise en scène. Depuis plus de dix ans, il développe un cinéma fondé sur la relation :  filmer quelqu’un signifie entrer dans son monde, laisser sa pensée agir sur la forme et assumer la transformation réciproque produite par la caméra. Cette conception traverse ses portraits d’artistes et d’intellectuels autant que ses oeuvres directement issues de sa vie. 

Depuis sa rencontre avec Mathieu Morel en 2014, se dessine une oeuvre à deux voix, indissociable de l’amour, de la fabrication artisanale et d’une idée exigeante du romantisme. 

Léolo Victor Pujebet et Mathieu Morel sont également cofondateurs et directeurs artistiques de HORSCHAMP, structure indépendante consacrée aux rencontres entre cinéma, arts et pensée contemporaine. Cette activité prolonge son geste de cinéatse : produire des espaces où une oeuvre devient une relation vivante, où la parole circule parmi les spectateurs, où la cinéphilie prend la forme d’une pratique collective.

1 – Comment tu as connu le Lab et ce que tu y as vécu, ce que tu en penses

Par les Arcs Film Festival. Heureux d’avoir ouvert un espace de parole avec les masterclasses que nous organisons. Tant bien pour les femmes cinéastes que nous recevions que pour le public.

2 – Cite un ou plusieurs films réalisés par des femmes qui t’ont marqué·e et que tu as envie de faire découvrir. Dire pourquoi en quelques mots

Anatomie de l’Enfer – Catherine Breillat (2004)
La pointe courte – Agnès Varda (1955)
Fishtank – Andrea Arnold (2009)
Beach Rats – Eliza Hitman (2017)
Shara – Naomie Kawase (2003)
Les petites marguerites – Věra Chytilová (1966)
Baxter, Vera Baxter – Margueritte Duras (1977)
Ava – Léa Mysius (2017)
La Chambre – Chantal Akerman (1972)
The fits – Anna Rose Holmer (2015)
Petites – Noémie Lvovsky (1997)
J’ai pas sommeil – Claire Denis (1994)
We need to talk about Kevin – Lynne Ramsay (2011)
Les années de plomb – Margarethe Von Trotta (1981)
Frozen River – Courtney Hunt (2008)
Gazon maudit – Josiane Balasko (1995)
Clément – Emmanuelle Bercot (2001)
Thirteen – Catherine Hardwicke (2003)

Car ce sont de grands films, tout simplement.

3 – un adjectif pour qualifier ton féminisme

Naturel et nécessaire.

4 – C’est quoi cette photo ?

Elle a été prise par Mathilde Azoze. Avec Larry Clark. Elle est drôle et jolie, j’espère que ça ira.