Cathy Verney commence au théâtre dans la compagnie d’EDVIN(e) d’Eric Ruf puis dans différentes créations collectives pour des scènes nationales (L’Avantage du Doute….). En 2008, elle réalise le court-métrage « Comme le temps passe », prix du public et du rire au festival de Clermont-Ferrand. La même année elle crée la série HARD pour CANAL +, une comédie sur le milieu du porno, dont elle écrit et réalise les saisons 1 et 2 . Entre 2014 et 2016, elle écrit et réalise plusieurs épisodes des saisons 7 et 9 de la série FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA pour France 2.

Puis, elle écrit et réalise la série VERNON SUBUTEX pour CANAL +, adaptée du roman de Virginie Despentes, en ouverture au festival de Canneseries en avril 2019.

En 2016, elle dirige un atelier pour le cursus « Ecriture et création de séries » de la FEMIS et préside la commission 2018-2019 du Fond d’Aide à l’Innovation Audiovisuelle du CNC.

1 – Ton confinement : il a lieu où et tu l’envisages/le vis comment?

J ‘ai la chance d’être dans une grande maison de famille en Bretagne. Je pratique quotidiennement des activités qui avant m’évoquaient surtout le blues d’un long dimanche à la campagne… Le riz au lait, le jardinage, le bricolage, le yoga… Aujourd’hui, j’arrive à me passionner pour le choix d’un riz rond ou d’une cuisson au four, je découvre que le Pilates avec mes belles-soeurs est complètement addictif, et j’ai hâte qu’on ressorte la bétonnière (ou bétoneuse je sais jamais) pour terminer de couler la dalle sur laquelle un jour on pourra boire l’apéro, en se disant que cette terrasse, on l’a construite en famille. Voilà, j’envisage ce confinement comme une parenthèse privilégiée avec mes enfants, loin de la ville… Et comme c’est une grande famille, je le vis aussi comme une expérience de collectivité, hors vacances… Parfois, j’ai besoin de m’isoler, alors je vais me cacher dans le hamac au fond du jardin pour travailler. Je ne sais pas trop ce qui sortira de ce bureau de confinement…

2 – Comment tu as connu le Lab et ce que tu y as vécu, ce que tu en penses

J’ai connu le lab grâce à Fabienne qui m’a invitée à plusieurs ateliers à Paris et aux Arcs. Ah cette période bénite où on pouvait encore se serrer autour d’un bar pour commander un Mosco Mule… ! A chaque atelier, j’ai trouvé les rencontres hyper stimulantes: se poser des questions ensemble, lancer des propositions, des pistes de solutions sans se juger, sans théoriser, avec un timing qui demande d’être vif et concis, ça permet de libérer la parole et au sérieux du sujet d’être porté par la fantaisie. C’est tout Fabienne…

3 – Cite un ou plusieurs films réalisés par des femmes qui t’ont marquée et que tu as envie de faire découvrir. Dire pourquoi en quelques mots.

– « Les éblouis », découvert il y a quelques jours. Pour cette histoire vraie glaçante, vécue par la réalisatrice Sarah Suco. Pour son talent qui lui a permis de mettre en image ce drame avec une « distance juste », pour cette jeune héroïne, tiraillée, déchirée entre l’amour qu’elle porte à ses parents et ce qu’il faudrait faire contre eux pour se sauver et protéger ses frères et soeurs. Bouleversant.

Et dans les moins récents

– « Lost in translation » de Sofia Coppola
– « l’une chante, l’autre pas » d’Agnes Varda
– « Diabolo menthe « de Diane Kurys
– « Le goût des autres » d’Agnès Jaoui
– « Elle s’en va » d’Emmanuelle Bercot
– « Point Break » de Kathryn Bigelow

En série, je viens de découvrir « Unorthodoxe » de Ana Winger et Alexa Karolinski, fantastique récit de liberté et d’émancipation.

Et encore et toujours « Fleabag « de Phoebe Waller Bridge

4 – un adjectif pour qualifier ton féminisme

Viscéral et inspirant

Retrouvez l’intégralité des recommendations des ami·e·s du Lab sur notre site : http://femmesdecinema.org

Avec le soutien de notre mécène fondateur Sisley Paris & de notre partenaire Elle Magazine

Avec Cathy Verney, Fabienne Silvestre, Guillaume Calop, Elise Pillet

Crédit photo : Xavier Lahache