Boîte à idées

La création du Lab remonte officiellement à son déjeuner de lancement, qui a eu lieu à Cannes en mai 2017. Cette partie du site rendra compte des idées qui sortiront de chaque atelier et masterclass du Lab. Elles seront publiques et comme le nom de cette rubrique l’indique, pourront servir, à qui veut, de boîte à idées, pour donner aux femmes de cinéma leur juste place. En attendant et pour patienter…voici les idées qui sont sorties des ateliers qui ont eu lieu aux Arcs en décembre 2016. En effet, les origines du Lab remontent à la 8ème édition du Festival de cinéma européen des Arcs où chaque matin de la semaine, un atelier a rassemblé une dizaine de participants. Les échanges au cours de ces ateliers furent vifs et relevés, et un certain nombre d’idées ont été émises par les participant(e)s, dont voici une tentative de synthèse, qui n’engage d’aucune manière le Lab.

Développer la démarche de parité

Dans les commissions de décisions, à la présidence des institutions, des jurys et des délégués de festival, dans la composition des représentants syndicaux, toujours rester vigilant sur le respect d’une nécessaire parité. Réfléchir en profondeur à l’opportunité – ou pas, d’instaurer des quotas ou plutôt des soft quotas, en s’inspirant de l’expérience suédoise où l’incitation a déclenché l’action A chaque fois que cela est possible, alterner le genre des décisionnaires ou mettre en place des binômes de direction. Travailler sur une charte / un label dans ce milieu.

Réaliser une veille sur le thème de la place des femmes dans le cinéma

Sensibiliser

Les hommes doivent prendre toute leur place sur ces questions et pour cela, il est nécessaire de les sensibiliser. Une partie des professionnels ne se rend tout simplement pas compte des inégalités. Les évoquer chaque fois que possible. Rappeler les chiffres à chaque occasion, dans chaque festival par exemple. Contribuer par la rédaction et la publication de manifestes, d’articles, de rencontres dans les hauts lieux du milieu (grands festivals notamment).

Accompagner les femmes dans leur « ascension »

Créer et animer des lieux de networking spécifiques. Développer la confiance et la démarche de « vente » des femmes réalisatrices, par exemple en créant des séances de mentoring.

Représenter autrement

Il faut penser à ce qui est porté à l’écran. Dans les rôles secondaires de médecin, on propose toujours des hommes. Or, un enfant, un jeune et même un adulte se projettent dans le monde qui leur est montré sous les yeux. Il faut aussi mettre en avant les techniciennes femmes qui font des métiers dits « d’hommes » pour montrer que c’est possible.

Parité

  • Parité dans les comités de sélections pour les festivals (et notamment Cannes).
  • Parité dans les commissions et alternance dans les présidences au CNC.
  • Anonymat sur les premiers collèges de l’avance sur recette et aides au CNC, sur les réalisateur·trice·s et producteur·trice·s : à l’essai pendant un moment.
  • Parité dans les équipes de film : privilégier les cheffes de poste féminines. Dialogue qui doit inclure les hommes.

Quotas

Quota à durée déterminée sur les aides publiques : on essaie pendant 5 ans et on fait le bilan.

Lutte contre « l’invisibilisation » dans le patrimoine – ou plutôt « matrimoine »

  • Faire des films sur le sujet. Raconter l’histoire de la discrimination.
  • Amorcer une sensibilisation sur ces thèmes avec les critiques, encore majoritairement masculins.
  • Faire un travail sur les outils qui inscrivent les femmes dans l’histoire. Et leur donner de la visibilité.

Networking/mentoring

  • Développer les réseaux, échanges, groupes de paroles sur ce thème.
  • Peut-être associer des femmes engagées sur ce thème, mais dans d’autres secteurs (politique/industrie) afin qu’elles partagent leur expérience, ce qui a marché pour elles et ce qu’il faut éviter.
  • Créer des ateliers d’écriture de femmes. Il faut qu’il y ait plus de scénaristes femmes.
  • Créer un lab de financement des films pour qu’elles connaissent mieux le marché (chez les scénaristes/réalisatrices).

Créer les « Cléopâtre » :

Un nouveau prix, plus public, plus moderne, attribué par une institution rassemblant des personnalités de la nouvelle génération, pour promouvoir des films avec d’autres critères : « des films qui font du bien » qui permettraient sans doute un meilleur équilibre hommes-femmes.